L’évangile enseigne clairement que pour être sauvés du péché, les hommes doivent avoir la foi (croyance) en Dieu et en Jésus-Christ. « Or sans la foi il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent » (Hébreux 11:6). Jésus déclara : c'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés, (Jean 8:24). « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle ». (Jean 3:16). « Sachez donc, hommes frères, que c'est par lui que le pardon des péchés vous est annoncé, et que quiconque croit est justifié par lui de toutes les choses dont vous ne pouvez être justifiés par la loi de Moise » (Actes 13:38,39). Lisez Marc 16:15, 16 ; Jean 6:29 ; 11:25-27 ; 12:36 ; Actes 10:43 ; 15:9 ; Romains 1:16 ; 3:25,26 ; Ephésiens 2:8.
Puisque Jésus-Christ est le don de Dieu au monde et l'unique sauveur du péché, nous voulons souligner, dans ce texte, la foi en lui. Considérons maintenant la signification de la foi en Christ, telle qu'elle est révélée dans l'évangile.
1. Accepter le fait que Jésus-Christ est Se fils de Dieu el le Sauveur du monde.
Voici la signification primordiale de la foi, ou de la croyance, en Christ telle que l'évangile nous l'enseigne. Aucun de nous n'a \u le Christ en personne : cependant, par la foi, nous acceptons Jésus comme étant le Fils de Dieu et le Rédempteur des hommes, comme le sauveur du monde, crucifié et ressuscité.
Pourquoi ? A cause du témoignage ou de l'évidence de l'évangile. Hébreux 1:1 nous donne une définition partielle de la loi en disant que c'est « la démonstration » des choses qu'on ne voit pas. Personne actuellement vivant n'a vu Napoléon, mais nous croyons qu'il a existé à cause de l'évidence incontestable à ce sujet. Nous n'avons jamais vu Jésus en personne ni contemplé de nos yeux ses œuvres merveilleuses ; mais nous avons l'évidence, dans l'évangile, concernant tout ce qu'il a fait pour nous. Lisez 1 Corinthiens 15:1-4. Il n'y a donc aucune autre façon pour acquérir la foi en Christ si ce n'est pas le témoignage de l'évangile, la parole de Dieu révélée par Jésus et par ses apôtres. « Ainsi la foi vient de ce qu'on attend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ » (Romains 10:17). « Pierre se leva et leur dit : hommes frères, vous savez que depuis longtemps Dieu a fait un choix parmi vous, afin que, par ma bouche, les païens, entendissent la parole de l'évangile et qu'ils crussent» (Actes 15:7). Lisez Jean 17:20 ; 20:30,31 ; Actes 17:11,12.
Mais, pour être sauvé, il ne suffit pas d'accepter seulement le fait que Jésus-Christ est le Fils de Dieu et le sauveur du monde. En Jean 12:42,43, nous lisons concernant certains qui croyaient en Jésus, mais qui n'en faisaient pas l'aveu : « Cependant, même parmi les chefs, plusieurs crurent en lui ; mais, à cause des pharisiens, ils n'en faisaient pas l'aveu, dans la crainte d'être exclus de la synagogue. Car ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu ». Lisez Matthieu 10:32,33.
Si la foi seule pouvait nous sauver, alors les démons seraient également sauvés, car, selon Jacques : « les démons le croient aussi, et ils tremblent » (Jacques 2:19).
N'oublions pas cependant qu'il faut venir au seigneur, pour faire notre salut, et que personne ne viendra à lui s'il n'est pas convaincu au sujet des faits que l'évangile raconte le concernant. La première partie du verset en 1 Hébreux 11:1 définit la foi comme étant « une ferme assurance des choses qu'on espère ». Le mot « assurance » ici est traduit parfois par le mot « substance» c'est-à-dire ce qui soutient, comme un fondement. La foi est donc le fondement et le soutient de l'espérance. Si l'on ne croit pas en Jésus-Christ, l'on n'a pas de fondement pour l'espérance du salut en lui. Nous voyons ainsi la nécessité absolue de croire le fait que Jésus-Christ est le Fils divin de Dieu et qu'il a le pouvoir de nous sauver de nos péchés.
2. Se confier en Christ
Il est possible de croire tous les faits de l'évangile et pourtant de ne pas mettre sa confiance entière en lui pour le salut. Il ne peut y avoir aucun soutien pour une espérance du salut en Christ sans qu'il ait confiance implicite, sincère en lui. En effet, personne ne cherchera en lui son salut s'il n'a pas d'abord mis sa confiance en lui. Donc, la foi, qui justifie et qui sauve, est plus que la foi historique dans les faits de sa vie : elle comprend aussi une assurance personnelle qu'il peut nous sauver et le désir profond d'être rachetés de l'esclavage du péché par sa divine puissance.
3. Obéir à Christ.
La foi en christ est insuffisante pour s'approprier le salut offert en lui, à moins qu'elle ne s'exprime par l'obéissance à sa parole. Comment une espérance d'être sauvé en Christ peut-elle avoir de la « substance » si l'on ne lui obéit pas ? Jésus dit : « pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur et ne faites-vous pas ce que je dis ? » (Luc 6:46). II dit encore : « ceux qui me disent Seigneur, Seigneur ! n'entreront pas tous dans le royaume des deux, mais celui-là seuls qui fait la volonté de mon père qui est dans les cieux (Matthieu 7:21). Pierre nous dit : « ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité ... » (1 Pierre 1:22). Nous lisons en Jacques 2: 24 : « Vous voyez que l'homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement ». Lisez Romains 6:17, 18. Ces passages, qui enseignent que le salut s'obtient par l'obéissance, ne sont pas en contradiction avec ceux qui affirment que le salut est obtenu par la foi parce qu'elle est l'acceptation de Jésus-Christ comme le fils de Dieu et comme sauveur de ceux qui se fient à lui pour l'avoir, et c'est ainsi que la foi est la base de toute obéissance au commandement de son plan de salut. Voyez Hébreux 11:6.
Souvenons- nous que Dieu accorde seulement aux hommes les bénédictions de sa grâce quand leur foi les a poussés à obéir à sa volonté. Lisez soigneusement Hébreux 11:4-38.
Jacques (chapitre 2:19,20) souligne manière frappante la nécessité de l'expression de la foi par l'obéissance, ou par les œuvres de la foi. Notez que ceux qui sont désobéissants n'ont plus de promesse que les démons « tu crois à un seul Dieu, tu fais bien : les démons le aussi, et ils tremblent. Veux-tu savoir, ô homme vain que la foi sans les œuvres est inutile ? » Jacques 2:14-26.
Il est avec erreur suppose par certains doctrine du salut en Christ par une foi qui doit s'exprimer au moyen des actes d'obéissance, est contraire à des passages tels que Ephésiens 2 :8,9 qui dit : « car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie ». Tirez la conclusion que ce passage enseigne la doctrine de la justification par la foi seule est confondre œuvres citées avec les commandements que Jésus donne et auxquels les pécheurs doivent obéir pour avoir le salut. Ici, et dans d'autres passages semblables, l'apôtre parle des œuvres mérite ou des « œuvres de justice que nous aurions faites » (Tite 3 :5) et sur lesquelles les hommes pourraient baser leur salut. De telles œuvres rendaient la nécessité de la foi et même de la mort de Christ. Mais, quand les pécheurs remplissent les conditions de la grande commission de notre Seigneur – croire, se repentir, être baptisés -, ils ne s'appuient pas sur un mérite personnel, mais plutôt sur les mérites du Fils immaculé de Dieu. Celui qui refuse de témoigner sa foi en Christ par l'obéissance à sa divine volonté est, en réalité, celui qui rejette la grâce de Dieu : il n'est pas l'homme dont la foi se manifeste par son obéissance.
L'emploi du mot « foi » et de son synonyme croyance, pour comprendre les actes d'obéissance que Dieu a commandés aux pécheurs et une figure de rhétorique qui s'appelle une synecdoque et par laquelle on prend une partie pour le tout. Nous savons que la foi, dans le sens limité d'accepter les faits concernant Jésus-Christ comme fils de Dieu et sauveur du monde, est une partie du plan du salut. Et, puisque celle foi, quand elle est unie à la confiance, et le fondement de l'obéissance exigée par le Seigneur, elle est souvent utilisée pour indiquer le plan tout entier.
Ainsi, en Actes 2:38 nous voyons : « Pierre leur répondit, repentez-vous et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés...» En Actes 10:43, Pierre dit : « tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés ». Dans le premier passage, l'apôtre affirme que le pardon des péchés s'obtient par la repentance et le baptême ; dans l'autre, il ne parle que de la foi en un terme générique : elle comprend la repentance et le baptême qui sont expressément mentionnés en Actes 2:38.
Ceux qui, le jour de la Pentecôte acceptèrent la parole de Pierre furent baptisés, selon Actes 2:41. Mais le verset 44 parle de ces mêmes personnes en disant : « tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu et ils avaient tout en commun ». Evidemment, l'expression « croyaient » au verset 44 doit être comprise dans le sens de ceux qui avaient été baptisés dans le verset 41.
« Cependant Crispus, le chef de la Synagogue crut au seigneur avec toute sa famille... » (Actes 18:8). Mais selon 1 Corinthiens 1:14, Crispus fut baptisé. Il est évident que cet acte d'obéissance était inclus dans l'affirmation que Cripsus crut au Seigneur.
« Et plusieurs corinthiens, qui avaient entendu Paul, crurent aussi, et furent baptisés », pour les exhorter à la persévérance, qu'ils seraient sauvés à moins que « vous auriez cru en vain ». l'expression « auriez cru » comprend le « baptême » cité en Actes 18:8 croyance et baptême appartiennent au même groupe d'idées.
Le geôlier de Philippes fut baptisé : « il les prit avec lui, à cette heure même de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt il fut baptisé, lui et tous les siens » (Actes 16:33). Le verset 34 dit : « les ayant conduits dans son logement, il leur servit à manger, et il se réjouit, avec toute sa famille, de ce qu'il avait crut en Dieu ». Ici encore là, « croyance » comprend l'obéissance dans l'acte du « baptême ».
Dans tous les cas de conversion qui sont cités dans Actes des Apôtres (le livre des conversions), nous trouvons que la foi s'exprime par l'obéissance, à la volonté du Seigneur. Il n'y a pas une seule exception.
Ainsi, nous avons appris dans cette leçon que la foi en Christ, comme seul moyen de s'approprier du salut en lui, comprend la croyance aux faits de l'évangile le concernant qu'il est le Fils divin de Dieu, le sauveur des hommes, crucifié et ressuscité et qu'elle comprend la confiance implicite en lui et l'obéissance à sa volonté par le repentir et le baptême. Dans les deux leçons suivantes, nous traiterons de la repentance et du baptême.