LEÇON III – L’AUTORITE DE CHRIST

Une approche de l’Evangile de Christ, comme puissance de Dieu pour le salut ne serait pas complète sans une considération sérieuse de l'autorité de Christ. Si les hommes veulent accéder à la grâce de Dieu, jouissant du salut par le sang de Jésus-Christ, il faut qu'ils acceptent sans réserve l'autorité suprême de Christ, qu'ils écoulent sa voix et qu'ils se soumettent à sa volonté. Il est impossible de reconnaître Jésus comme le sauveur des hommes sans reconnaître en même temps qu'il est le grand législateur de Dieu et qu'il exerce tout pouvoir dans les affaires de son royaume.

L’autorité plénière de Christ est soulignée dans beaucoup de textes bibliques. Considérons, par exemple, l’épître aux Hébreux, chapitre 1 versets 1 et 2 « après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde ». Il fut un temps où les hommes écoutaient la volonté de Dieu en se soumettant à l'autorité de Moïse et des prophètes, par qui Dieu a parlé « à plusieurs reprises et de plusieurs manières », Mais maintenant, il vous parle uniquement par Jésus-Christ. Voyez Jean 1:17. Moïse, en prophétisant la venue de Jésus-Christ, déclara : « L’Eternel, ton Dieu te suscitera un prophète comme moi, sorti de tes rangs, parmi tes frères, vous l'écouterez » (Deutéronome 18:15). Voyez Actes 7:37.

Matthieu 17:1-8 relate les faits concernant la transfiguration de Jésus. Moïse et Elie sont apparus avec lui, en ce moment : le premier représentait la loi de l'Ancien Testament et le dernier représentait les prophéties de l'Ancien Testament. Le verset 5 dit : « comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici une voix fit entendre de la nuée ces paroles : « celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection : écoulez-le » Cet ordre de Dieu d'écouter Jésus fut donnée aux hommes en vue de la crucifixion et de la résurrection proche du sauveur, après quoi, son autorité et sa loi succédèrent à celle de Moïse et des prophètes. Lisez Galates 3:19,24-25 ; Colossiens 2:14 ; Hébreux 8:7-13 ; 10:9-10. Aujourd'hui, il est impossible de faire la volonté de Dieu en suivant la voix de Moïse et les prophètes dans l'ancien testament ; il faut écouter la voix du Christ, dont la loi divine se trouve dans l'Evangile du Nouveau testament. Rendons-nous bien compte que le rejet de l'autorité du Christ est, en réalité, le rejet de la volonté de Dieu (Luc 10:16), mais la soumission à la volonté de Dieu (Jean 7:16; 17:4.8).

Après sa résurrection et avant son Ascension au ciel, le Seigneur affirma formellement son autorité suprême en disant : « Tout pouvoir (autorité) m'a été donné dans le ciel et sur la terre » (Matthieu 28 :18). Quelle autorité possède-t-il dans le ciel et sur la terre ?

Toute autorité ? Rien donc ne peut être vrai, juste et divin dans la religion s'il ne s'accorde pas avec l'autorité de Christ. En suivant cette autorité, les hommes trouvent tout ce qu'ils doivent savoir et faire pour être sauvés par Christ et pour ordonner leurs vies devant Dieu en se préparant pour la vie à venir. Lisez Jean 6:68,69 ; 17:3 ; 2 Pierre 1:3.

La grande autorité de Jésus-Christ est accentuée par la prééminence qui lui a été accordée par le père céleste. Paul parle de la puissance que Dieu a « déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui peut se nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. II a tout mis sous ses pieds, et il l'a donné pour chef suprême de l'église, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous. (Ephésiens 1:20-23). Lisez Philippiens 2:8-11 ; Colossiens 2:9-10 ; 1 Pierre 3:22.

Pour comprendre complètement la prééminence de Christ, il faut le voir comme étant : Divin (Jean 1:1), Prophète (Deutéronome 18:15 : Actes 7:37), Roi (1 Timothée 6:14-15), Souverain Sacrificateur (Hébreux 7:23-28 ; 8:1-5), sauveur et rédempteur (Tite 2:13-14), etc. Devant cette prééminence, qui pourrait encore nier son autorité ?

Quand nous acceptons l'autorité de Christ, nous écoutons non seulement le Père. Comme nous venons de le voir, mais aussi les apôtres de Christ. Rejeter l'enseignement des apôtres est rejeter l'autorité de Christ. Voyez Luc 10:16. Les apôtres furent les témoins du Seigneur sur la terre ; Ils furent ses porte-parole. Il leur dit : « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre » (Actes 1:8). L'apôtre Paul dit : « nous faisons donc les fonctions d'ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : soyez réconciliés avec Dieu ! » (2 Corinthiens 5:20). Jean, parlant pour lui-même et pour tous les autres apôtres, déclare : « nous, nous sommes de Dieu, celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n'est pas de Dieu ne nous écoute pas ; c'est par-là que nous connaissons l'esprit de la vérité et l'esprit de l'erreur » (1Jean 4:6). Lisez 1 Jean 1:1-4.

Quand nous prêtons l'oreille à ce que dit le Christ, nous écoutons aussi le Saint-Esprit. Avant d'avoir accompli son ministère terrestre, Jésus promit d'envoyer le Saint-Esprit aux apôtres. Celui-ci devait rendre témoignage de Christ et les instruire concernant tout ce que Jésus leur avait enseigné, pour que ces apôtres puissent proclamer le Christ et sa doctrine devant les hommes. (Jean 14:26 ; 15:26,27 ; 16:13). En rendant témoignage au sujet de l'autorité et de la puissance salvatrice de Jésus et faisant connaître la volonté divine aux hommes par les apôtres, le Saint-Esprit sert à convaincre le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement (Jean 16:7-11). Soulignons ici que tout en guidant les apôtres, le Saint-Esprit exprimait toujours l'autorité et la gloire de christ : « Quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce qu'il prendra de ce qui est à moi et vous l'annoncera » (Jean 16:13-14).

Que devons-nous alors penser de ceux qui prétendent avoir reçu des révélations spéciales du Saint-Esprit, révélations autres que celle l'évangile de Christ? Ce sont des imposteurs ! Toute la révélation faite par le Saint-Esprit à des hommes inspirés est écrite dans le nouveau testament, où se trouvent la parole et l’autorité de Christ. Ceux qui enseignent ou qui pratiquent ce qui n'est pas enseigné dans le nouveau testament, n’ont pas Christ. « Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n'a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le fils » (2Jean 9).

Puisque Jésus-Christ est la seule autorité la religion chrétienne et qu'il est le sauveur des hommes, nous devons puiser dans son enseignement ce qu'il faut faire pour être sauvés. Entre sa résurrection et son Ascension au ciel, Jésus donne à ses apôtres ce qui s'appelle parfois « la grande commission », dans laquelle il révéla les conditions que les hommes doivent remplir pour être sauves en lui. Il y a trois récits de cette solennelle : « Allez, faites de toutes les nations des disciples les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez- leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici. Je suis avec tous les Jours, jusqu'à la fin du monde ». (Matthieu 28:19-20) « Allez par tout le monde et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. (Marc 16:15-16). « Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. Vous êtes témoins de ces choses. » (Luc 24:46-48).

Rassemblant tout ce qui est renfermé dans ces trois comptes rendus de la grande commission, nous apprenons que, pour obtenir le salut en Jésus-Christ, les pécheurs doivent croire en lui, se repentir et se faire baptiser. Les prochaines études développeront chacune de ces conditions. Il suffit de dire ici que, si les hommes veulent jouir du salut, il est essentiel qu'ils se soumettent à toutes les conditions exigées par le christ. Celui qui refuse d'accepter un seul de ses commandements rejette l'autorité de Christ et, en conséquence, n'héritera pas le ciel.

Non seulement Jésus est l'autorité suprême pendant cette vie, mais il sera encore revêtu de la même autorité au jour du jugement. « Car, comme le père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au fils d'avoir la vie en lui-même. Et il lui adonné le pouvoir dé juger, parce qu'il est Fils l'homme. » (Jean 5:26-27). La règle suivant laquelle nous serons jugés sera la parole de Christ « Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge : la parole que j'ai annoncée, c'est elle qui le jugera au dernier jour » (Jean 12:48), combien est-il nécessaire, pour avoir l'approbation du grand juge, Jésus-Christ, au jour du jugement et d'être certains d'avoir accompli implicitement tout ce qu'il demande. Car, si nous rejetons Christ et que nous ne recevons pas sa parole, lui et sa parole nous condamneront au dernier jour.

En conclusion, il est recommandé à l'étudiant de lire humblement et respectueusement Matthieu 11:28-30 et Apocalypse 3:20. Ces passages expriment l'invitation tendre et pleine d'amour, faite par Jésus-Christ, (autorité suprême dans la religion) et adressée à tous les hommes. « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux et mon fardeau léger » Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi ».

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